Argentine - Festivals du Sud

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COMPAGNIE « DANZAS ARGENTINAS »
ARGENTINE


Investi par les pionniers à cheval appelés gauchos, le pays le plus au sud du monde avec le Chili, s’étend sur près de quatre mille kilomètres : depuis les touffeurs tropicales de la province de Misiones, au nord, jusqu’aux solitudes glacées de la terre de feu. Sur cet immense territoire, on trouve à peine trente millions d’hommes dont le tiers habite dans la capitale, Buenos Aires.

Dans la «
géographie folle» de cet immense triangle, tête en bas, grand comme la moitié de l’Europe, qui s’aligne des Tropiques à la Terre de feu, l’extrême variété des climats permet de trouver des paysages étonnants.

L’Argentine est toujours à la poursuite de son unité. Elle se proclamerait volontiers «
seul pays blanc au sud du Canada». Ce serait laisser pour compte ces hommes du nord aux yeux bridés, au teint foncé, aux cheveux en baguettes de tambour, et l’allure proprement bolivienne des Indiennes, coiffées d’étranges petits chapeaux melons noirs, la taille prise par quatre ou cinq jupons superposés. On ne peut oublier non plus les vigognes et les lamas, les uns et les autres inséparables de la plainte aiguë, sautillante et mélancolique des «carnavalitos», où la population indienne a intégré le christianisme espagnol aux adorations solaires de son propre univers.


L’autre face de l’Argentine, c’est la vie et l’étrange mélancolie qui donna naissance un jour au tango. Les «porteños», habitants de Buenos Aires, ont inventé un art de vie unique qui s’organise autour de multiples pauses-café. En leur compagnie, on ne sait quand se termine la conversation et où commencent la littérature et le tango. Cette musique plaintive qui regrette toutes les choses qu’on aimait, trouve son origine dans les bouges du port et dans la fumée âcre des cigarettes. Ici, a fait souche une population d’émigrés venue le plus souvent des pays méditerranéens, refoulée jusque là par une sorte de marée triste qui est celle de l’ennui et de l’échec.

Alors, s’est installé ce vague à l’âme dont on dit aujourd’hui qu’il est inséparable de l’Argentine. Sur les ports, chantent les violons et les bandonéons, même si pour dépasser cette misère, la vie dans les cafés est indispensable au «
porteño». Il y cultive son goût d’un chic fantôme, celui d’une Europe imaginée depuis les antipodes.

La compagnie «
Danzas Argentinas» est originaire de Buenos Aires. Elle est dirigée par la Professeur Maria del Carmen TORMO. Son spectacle chante et danse toute la richesse du folklore argentin. Celui de la région du nord avec le «bailecito», la «cueca», la «takirari», le «carnavalito». Celui du centre avec la «zamba», la «chacarera», «gato», «escondido», «arunguita» et bien entendu la danse nationale «el Pericon». L’ambiance urbaine est représentée par le «tango». La compagnie présente des tableaux de «tango criollo» et de «tango moderne».

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