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Anna DE NOAILLES écrivait ce vers : « l’Egypte au front bandé d’orgueil et de science ».
Elle faisait ainsi allusion aux richesses architecturales, culturelles et historiques d’un pays vieux de quatre mille cinq cents ans et qui joua dans l’histoire du monde un rôle essentiel. On y plonge dans un livre d’histoire et la modernité y côtoie des sites millénaires : le désert qui jouxte la Mer Rouge, ou encore le Nil dont le parcours constitue la plus authentique galerie de vestiges d’une antiquité dorée.
L’Ensemble folklorique « Kafr El-
Le répertoire du ballet est construit de chants et de danses populaires des différentes régions de ce vaste territoire. Son orchestre, composé d’une dizaine de musiciens, utilise des instruments modernes et d’autres dont les origines se perdent dans la nuit des temps. Les costumes sont également d’une grande diversité. Les artistes en changent huit fois au cours de leur spectacle. C’est une manière pour eux de coller avec l’immensité d’un pays, dont le Nil remonte jusqu’à l’Afrique noire après avoir longuement côtoyé la Méditerranée et ses civilisations, comme un formidable trait d’union.
Le spectacle couvre toutes les régions du pays dont chacune occupe une position importante dans la vie des traditions locales solidement enracinées dans la vie quotidienne. C’est la vallée du Nil et son delta. Les villages y sont nombreux, l’eau y est douce et abondante, et les ressources variées. Mais c’est aussi la haute vallée du Nil, cette Nubie qui est la charnière avec l’Afrique, où le fleuve puissant et rapide, favorise la nature. Ou encore les régions désertiques de l’est sur les bords de la Mer Rouge.
Certes, nous sommes, éloignés des mirages pharaoniques mais bien dans une autre Egypte vivante, multiple, retrouvée que son extrême jeunesse pousse au-
Et c’est dans cette découverte que se tient tout le plaisir du spectacle.

