Inde - Festivals du Sud

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ENSEMBLE FOLKLORIQUE « SHILPAGYA »
INDE


Sur de nombreuses gravures représentant l’Inde, on retrouve un graphisme d’une grande finesse qui figure une allégorie : une plume de paon d’un bleu royal qui dessine à son extrémité l’œil de la sagesse. Tout le destin de l’Inde tient dans ce dessin finement calligraphié : l’œil de la sagesse et l’oiseau sacré de l’Inde dont la longévité, la clairvoyance, la lenteur impériale de sa démarche font de lui le fétiche sacré dont chaque plume est considérée comme un présage. Il est l’intermédiaire obligé entre les hommes et Dieu.

La troupe vient du nord-ouest de l’Inde et plus particulièrement de la région du Radjastan qui est limitée à l’est par le Pakistan et au sud par l’océan Indien. C’est une des régions qui fut divisée au temps des maharadjahs en quelques vingt sept états différents, dont chacun avait sa culture propre et des croyances très particulières, dans telle ou telle divinité. C’est aussi la région qui propose la plus grande diversité de danses folkloriques.

Dans cette région de l’Inde, les mariages se déroulaient dans un incroyable déballage de richesses. La somptuosité des costumes, les bijoux étalés en colliers ou en rivières de diamants, la douceur des voiles de soie colorés d’un rouge inimitable, le déluge de couleurs sont le témoignage vivant d’un luxe devant lequel les Occidentaux restent éblouis. Le ballet fait revivre avec beaucoup de vérité ces cérémonies d’hier qui ne duraient pas moins de deux semaines.

Comme les mariages, les fêtes de villages permettaient tout à la fois de prier le cobra, qui est l’animal mythique et d’implorer la pluie. C’était aussi l’occasion pour les jeunes filles d’exhiber leurs plus beaux atours et en particulier leurs innombrables colliers d’argent symboles de prospérité, qu’elles portent toujours aux poignets, aux chevilles, en diadèmes ou accrochés au nez, aux oreilles ou sur le front en gouttes de perles en signe de piété.

La région a longtemps tenté les envahisseurs descendus des montagnes du nord ou bien venus des déserts de l’ouest. De ces guerres, il reste le cortège des veuves en robes de soie vertes ou rouges qui composent d’admirables taches de couleurs dans les vastes cours des temples, où elles continuent à prier pour les cendres des guerriers défunts.

Et puis il y a les admirables masques de porcelaine fine que les acteurs posent sur leur visage et qui les font ressembler à ces poupées articulées, accrochées aux inventaires des marchands. Ils interprètent ainsi l’une des danses les plus caractéristiques de cette région.

Cet ensemble est dirigé par un des plus grands chorégraphes actuel de l’Inde. Il a ouvert des écoles dans le pays tout entier pour y enseigner son art subtil, qui est à la fois sacré et ludique et pour lequel il est essentiel de connaître la culture indienne et ses implications sacrées.

Il nous les fera découvrir, à notre tour, dans un enchantement de gestes, de couleurs et de grâce.


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