Iran - Festivals du Sud

Aller au contenu
Programmation > Archives > 2017


iran




ensemble folklorique


leymer
L’Iran situé aux confins du Pakistan et de l’Afghanistan, continue de fasciner comme autrefois la Perse antique. Le pays garde le souvenir de sublimes mosquées aux coupoles ornées de faïence, d’étendues désertiques ondoyantes et d’un peuple d’une extrême hospitalité.

Il possède également un grand nombre de sites archéologiques dont Persépolis n’est que le plus connu. Les amateurs d’architecture seront émerveillés par la beauté des mosquées et des mausolées aux dômes resplendissants. Outre Persépolis, l’Iran possède des étapes incontournables : Ispahan et ses mosquées aux mosaïques bleues, Shiräz et sa cité des poètes ornée de splendides jardins, et Bam, célèbre citadelle, en cours de reconstruction après un meurtrier tremblement de terre, au cœur d’une oasis.

La République islamiste d’Iran est bordée au nord par l’Arménie, l’Azerbaïdjan, le Turkménistan et la mer Caspienne, à l’est par l’Afghanistan et le Pakistan, au sud par le golfe d’Oman et le golfe Persique et, à l’ouest, par l’Irak et la Turquie. Le pétrole domine largement l’économie et les autres revenus commerciaux proviennent essentiellement des tapis qui représentent un tiers de la production du globe. Mais pour les Iraniens, les tapis ont surtout un rôle religieux et culturel comme support de prière quotidien, et lors des nombreuses fêtes.

Auparavant la route de la soie arrivait en Iran quelque part entre Merv (aujourd’hui au Turkménistan) et Hërat (aujourd’hui en Afghanistan) pour aboutir à Constantinople, l’actuelle Istanbul. Elle fut abandonnée au XVème siècle, lorsque les marins des nouvelles puissances coloniales européennes découvrirent d’autres voies maritimes. Ces dernières années, elle a cependant suscité un regain d’intérêt, dans le commerce entre l’Iran et les républiques d’Asie centrale récemment ouvertes, et dans l’attrait des touristes pour cette route mythique.

Les musiques folkloriques, les plus séduisantes à l’oreille occidentale, proviennent des minorités ethniques, notamment des Turkmènes vivant dans les zones reculées du Khoräsän. Les Azéris privilégient les chants d’amour, tandis que les Kurdes accompagnent au luth une forme de chanson épique, le « bard ». Les Lors, habitants du golfe persique, jouent d’un instrument apparenté au hautbois et d’un cornemuse appelée « demam ». Le « tamboorak », sorte d’harmonium est également utilisé.

Les paroles des chansons populaires tournent autour de la religion, de l’amour et des victoires remportées au cours des siècles passés sur les armées d’invasion. Les danses et musiques de l’Ensemble folklorique national « Leymer », composé d’hommes et de femmes, fondé en 1991 par un professeur émérite de musiques et de danses, racontent l’héritage éternel de la civilisation perse.

Des chants turkmènes proches des musiques d’Asie centrale aux rythmes africains du Golfe Persique, en passant par les musiques du Baloutchistan voisines du Pakistan et de l’Afghanistan jusqu’aux folklores et musiques soufis kurdes, ce large éventail garde un point commun : ce sont des traditions qui accompagnent le rythme de la vie des Perses de toujours.
Retourner au contenu | Retourner au menu