PHILIPPINES - Festivals du sud

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ENSEMBLE FOLKLORIQUE  "IPAG"
   PHILIPPINES


Cet archipel du Pacifique est un pays enchanteur, mais son destin compliqué en a fait un lieu convoité en raison même de sa position géographique, de ses ressources et de la qualité des populations qui y vivent. Les conquérants espagnols ont laissé des souvenirs intacts à des minorités bourgeoises, qui ont appris des missionnaires catholiques les vertus de la réserve. Les Japonais ont lâché dans ce pays leur soldatesque. Puis les Américains y ont allumé la fièvre du dollar. A travers ces aventures, ce pays ressemble à ses propres volcans en perpétuelle ébullition. Les crises économiques laissent plus de scories dans les populations que de fortunes dans les poches. Bref, il n’est pas simple d’être Philippin.
Le groupe, que vous allez rencontrer, dépend de l’institut de technologie MSU - Iligan. Il a été fondé en 1978 par le Professeur Dr. Steven Patrick FERNANDEZ et est composé de professeurs et étudiants qui n’ont rien perdu de leur amour pour leur terre, ni pour les traditions que le ballet a voulu garder fidèlement intactes comme des reliques, car les Philippines se sont quatorze régions divisées en soixante-douze provinces. Une immense mosaïque d’arts et traditions populaires.
Il s’agit aussi de l’une des plus anciennes terres du monde puisqu’habitée par l’homme depuis vingt-deux siècles avant Jésus Christ. Les vagues de population s’y sont succédées : chinoises, japonaises et même caucasiennes. Les conquérants espagnols y ont apporté leur influence. Le navigateur Magellan y mourut. Mais la langue espagnole et la religion catholique durent céder le pas devant le retour en force de l’Islam au travers de ses marchands et de ses marins. Sur le plan culturel, cet archipel est spongieux comme la forêt de ses côtes et absorbe avec souplesse ces changements successifs. Il ne suffit plus de parler espagnol ou chinois pour que l’on vous comprenne. Il faut y ajouter le tagal qui est la langue officielle et quelques soixante-dix dialectes supplémentaires pour pénétrer dans cette culture complexe.
La troupe est le fruit et le résumé de ces mélanges. Elle porte dans ses chants, ses musiques et ses danses, dans la variété extraordinaire des costumes, la beauté mêlée de ses filles comme l’illustration même de cette confluence. Il n’est pas rare que les danseuses s’abritent derrière des mantilles andalouses. Ailleurs, les hommes dansent sur des airs de jotas. Mais on revient aussi à des cérémonies musulmanes presque sans rupture, ou encore à des tribus aborigènes perdues dans la jungle. Il n’y a rien de choquant, bien au contraire, dans ces variations de style. Et lorsque les guitares mènent la danse, le choc des bambous qui battent leur répond. Les costumes sont éblouissants de soie et de couleurs. Les hommes portent la chemise blanche rehaussée de broderies et parfois des vêtements de cour des seigneurs arabes.
Le « Tinikling » est la danse folklorique national des Philippines où deux tiges de bambou sont cognées ensemble entre les pieds des danseurs et le rythme suit la musique qui est rapide. Des couples de danseur sautent entre les deux tiges et celles-ci sont tenues au-dessus du sol. Cette danse est le symbole des arts traditionnels philippins et elle ponctue les prestations de l’Ensemble folklorique « IPAG ».
Le spectacle a la beauté d’une plage de coraux roses au bord du Pacifique. On a dit que les Philippines étaient le charme du Pacifique. Nous sommes sûrs que vous le goûterez comme un moment rare de plaisir pour des amateurs d’exotisme et de beauté.
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