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​ÎLES COOK

Ensemble folklorique "Sound of Polynesia"

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SOUND OF POLYNESIA

Archipel de Polynésie, éparpillées sur 2 200 000 km2 au centre de l’océan Pacifique, les Iles Cook sont constituées d’îles et d’îlots précaires, volcans montés sur le fond de la mer ou anneaux de corail émergeant de trois mètres à peine au-dessus d’un océan à perte de vue.

 

Les habitants de ce coin de paradis, ces hommes à peau brune, athlétiques, sont venus des berceaux humains d’Asie du sud-est par le passage du détroit de la Sonde. Débarquant par phases successives, ces migrants se déplaçaient à bord de grandes pirogues. Tout au long de leurs périples, ils rencontrèrent d’autres hommes auxquels ils se mêlèrent. La culture océanienne se forma au cours de cette aventure marine étonnante, dès la préhistoire. Dès lors, comment comprendre le mécanisme de leur évolution et lui donner valeur historique ?

 

Bien que l’on hésite encore sur le système des vents qui portèrent ces incroyables navigateurs, quelques réalités nous en disent plus long sur cette odyssée. On peut encore, aux Iles Cook, observer l’un de ces superbes drua, long de trente-six mètres et muni d’un mât de vingt-quatre mètres. Le four construit à bord assurait à la fois la cuisson d’une centaine d’ignames et de plusieurs cochons. Les matériaux employés à la construction étaient tous d’origine végétale. Arbre de fer et cocotier avaient leur utilisation particulière : quille, bordée ou mât. Ligatures, calfates et cordages faisaient appel à la bourre de coco, la feuille de pandanus tressée fournissant l’étoffe des voiles. Il ne restait plus qu’à invoquer Tane, dieu des navigateurs… et la météo. Si la connaissance des vents était parfaitement assimilée par les Polynésiens, elle s’accompagnait de celle des étoiles et des signes sur la mer.

 

Faites d’un treillis de roseaux éclatés, de véritables cartes marines furent dressées, des coquillages noués indiquant la position relative des îles les unes par rapport aux autres. Ce fut la première aventure de l’humanité. L’histoire plus récente nourrit l’épopée des premiers découvreurs. James COOK, navigateur britannique fit trois expéditions dans l’océan Pacifique, entre 1762 et 1771. Il y découvrit les îles de Polynésie dont celles de Cook.

 

Indolents, fatalistes et heureux, les Polynésiens vivent au présent et ne sont pas inquiets de l’avenir. Cette humeur explique probablement que ces îles jouissent d’une réputation qui les fait comparer à un paradis qui a inspiré poètes, peintres et musiciens.

 

Si on jette l’ancre aux îles Cook, la tradition s’éclaire d’abord du sourire et de la beauté des jeunes femmes. Ensuite, des superbes couleurs qui teintent leurs paréos. Et enfin, des coques de noix de coco auxquels s’accrochent des bijoux de pacotille qui les rendent infiniment attirantes. Ainsi, naissent les rêves.

 

Le grand voyage des peuples du Pacifique n’a pas cessé de charmer. Cette région puise dans cette richesse culturelle une force neuve. La tradition se nourrit aussi de la « coutume » : mélange d’histoires, de contes et de légendes qui sont les racines essentielles de ces voyageurs de l’espace et du temps.

 

Elle cache en réalité un extraordinaire héritage qui soude dans les mêmes gestes la diversité des peuples et des îles, et alimente plus qu’une tradition, une légende écoutée aux portes et dans le vent de l’histoire.

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